Cours et conférences sur le concept de démocratie

Thèmes proposés de conférence

  • Qu’est-ce que la démocratie ?

 Curieusement, ce terme n’est jamais défini. Les élections – aussi essentielles soient-elles – ne sont pas un critère suffisant pour pouvoir affirmer qu’un pays est démocratique. D’autres critères doivent être satisfaits, dont certains, bien que plus importants, ne le sont que partiellement. Les régimes politiques des pays occidentaux ont encore des progrès à faire pour mériter le titre de véritablement démocratiques.

  • Peut-on appliquer les principes du marketing dans le domaine politique ?

Les gouvernants prennent rarement les bonnes décisions politiques. En permanence confrontés à l’ensemble des maux de la société, ils passent leur temps à tenter de résoudre des problèmes dont ils n’ont pas la maîtrise, sous la pression de citoyens qui surmonteraient par eux-mêmes les difficultés si les lois étaient mieux conçues. Grâce aux outils de l’ingénierie démocratique, il est plus aisé d’analyser les failles d’un régime politique et de déceler des solutions appropriées.

  • Ce qui changerait si les règles de la démocratie étaient respectées

Selon les économistes de l’Ecole du Public choice, lauréats de plusieurs prix Nobel, les dépenses publiques ne doivent pas dépasser 20 % de la richesse produite. Certains États ont largement dépassé le double de ce taux car le pouvoir de coercition y est laissé à la libre appréciation des gouvernants. Ceux-ci surestiment leur capacité d’agir, à des fins électoralistes ou pétris de bonnes intentions. Nombre de lois et décrets seraient déclarés inconstitutionnels si les règles du jeu étaient respectées.

  • La politique est-elle un métier ?

La recherche de l’intérêt commun suppose l’intervention de divers professionnels : le théoricien, qui intervient en amont du politologue, les juristes, les experts des domaines considérés, les collaborateurs d’élus ainsi que les fonctionnaires, sans oublier les lobbyistes et les journalistes, qui ont pour rôle d’informer le citoyen. L’élu n’étant que le mandataire de ce dernier, dont les compétences – savoir communiquer et faire preuve de discernement – sont assez répandues, on ne saurait parler de métier à propos de cette fonction.

 

Cycle de cours proposé 

Cinq sessions réparties sur cinq mois, sanctionnées après contrôle des connaissances par la délivrance d’un certificat d’ambassadeur de la démocratie.

  • Les principes fondamentaux au cœur du pacte républicain

Une société démocratique est fondée sur des règles du jeu qui sont naturelles, parce qu’elles font appel au sens moral de chacun et que, ne résultant pas d’un débat électoral, elles ont une réalité propre. Elles se présentent sous la forme de préceptes de portée universelle, qui permettent de traduire les « droits de l’homme » en droits du citoyen. Leur adoption est facilitée depuis que le concept de démocratie a été défini de façon rationnelle.

  • Le rôle de l’Etat dans une démocratie

L’Etat régule la société par le droit. Il détient à cet effet le monopole de la coercition, condition nécessaire pour faire prévaloir l’intérêt commun. Dès lors qu’il existe des lois justes, il n’a pas lieu d’assumer lui-même des prestations que les citoyens peuvent assurer dans le cadre d’associations libres d’agir. C’est l’alternance de majorités de droite et de gauche au Parlement qui permet de définir dans chaque domaine considéré ce qui relève de la sphère privée et de la sphère publique.

  • La structure polycentrique du pouvoir dans un pays moderne

Les citoyens délèguent leur souveraineté à différents niveaux. Les problèmes locaux et régionaux se règlent aux niveaux les plus pertinents pour résoudre ceux-ci, tandis que les lois ordinaires relèvent le plus souvent de l’échelon national. Quant aux principes supérieurs de droit, à l’heure où l’histoire se mondialise, ils ont vocation à être respectés à un niveau transnational – l’Union européenne dans le cas de la France.

  • Le rôle déterminant des modes de scrutin

A chaque échelon, le pouvoir s’exerce sous le contrôle de délégués du citoyen. Pour qu’il soit cohérent et efficace, il convient de le concentrer au sein d’un exécutif, dont le chef doit être responsable devant la majorité issue des urnes, et de fait révocable. C’est pourquoi le scrutin majoritaire est consubstantiel à la démocratie, de même que les fonctions de chef de l’Etat et de chef de gouvernement doivent être dissociées car elles sont de nature différente, le premier incarnant l’union nationale, le second la majorité gouvernementale.

  • Les composantes d’une bonne Constitution

La Constitution, qui se présente sous la forme d’un triptyque, définit les règles de l’échiquier politique. Le préambule précise le rôle de l’Etat en énonçant les principes de la démocratie, qui fixent les objectifs à atteindre. L’organisation des pouvoirs publics traduit ces principes sous la forme d’institutions. Enfin, les lois organiques définissent le fonctionnement des principales institutions, comme le système judiciaire et l’assemblée législative. Le respect de ces normes est garanti par une juridiction suprême.